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Le marché du vin et des grands crus affiche des résultats moroses, comme de nombreux secteurs de l’économie . Pour le 7ème mois consécutif, le Liv-Ex Fine Wine 100, indicateur de référence du secteur, est en recul (-1,0%) en novembre. Les autres indices suivent cette tendance : le Liv-Ex Investables baisse de 0,9% alors que le Liv-Ex 50 subit les plus lourdes pertes (-1,5%).

Pas de regain d’activité sur le marché des grands crus

Beaucoup d’experts du marché du vin espéraient un regain d’activité directement lié au calendrier sans résultats probants. Une dynamique surprenante qui peut s’expliquer par le fait que la fête chinoise du Mid Autumn Festival n’a pas été le tremplin attendu pour les ventes de grands crus. Ce sont vraisemblablement les consignes d’austérité du nouveau gouvernement de Xi Jinping qui sont l’une des principales causes de ce manque d’accroissement d’intérêt du marché chinois pour les grands vins. De plus les entrepôts des principaux marchands sur place sont encore bien fournis, ce qui freine la demande de nouveaux approvisionnements.

L’évolution des cours du marché du vin ces derniers mois exprime incontestablement le climat de pessimisme et d’attentisme qui domine l’ensemble du secteur. Cependant, nous avons tendance à considérer que cette atmosphère maussade est propice à l’entrée sur le marché, à condition bien évidemment de soigneusement sélectionner les actifs sous-jacents.

Comprendre cette évolution du marché du vin

Nous rejoignons par exemple les analystes spécialisés dans le marché du vin du Liv-Ex qui notent que, si le faible niveau de la part des Premiers Crus Classés de Bordeaux est, dans l’ensemble des échanges, au plus bas depuis 2005, cela s’interprète de deux façons différentes : il s’agit certes d’un signe de manque de confiance du marché, mais cela laisse également entendre que nous approchons le point bas de la baisse des cours.

De même, une étude de la célèbre banque d’affaires américaine Morgan Stanley, parue ces dernières semaines, anticipe une pénurie de vin au cours des années à venir. Entre des volumes de production historiquement bas et une consommation en pleine croissance, en particulier du fait des marchés émergents, « la demande de vin a dépassé l’offre de 300 millions de caisses l’an dernier ». Cette distorsion entre la demande et l’offre en vin, plus sensible encore pour les grands crus, crée une tendance structurellement haussière, une fois lissés les aléas d’un marché vivant.

Auteur : Aurélien Grevet

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