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La période de turbulences sur le marché des grands crus s’est prolongée au cours du mois de septembre, en témoigne le net recul des différents indices de référence : les Liv-ex Fine Wine 50 et 100 clôturent en repli de 1,87% et 1,75%, aux niveaux les plus bas de l’année, le Liv-ex Fine Wine Investables perd 1,02%.

La situation globale n’évolue guère depuis quelques mois et l‘attentisme reste de mise face aux mêmes facteurs de tension : une succession de millésimes (2011-2013) dont la qualité est décriée, deux campagnes de Primeurs ratées participant à la dégradation de la situation financière d’importants acteurs du négoce, et des stocks importants qui ne s’écoulent que lentement. Dans ce contexte, il est acquis que les prix de sortie en primeur du millésime 2013 seront en baisse.

Malgré cette atmosphère générale délicate, plusieurs niches offrent de belles opportunités de rentabilité, même à court terme. La rareté et le prestige des crus concernés en sont le principal moteur. Prenons l’exemple de l’indice Right Bank 100 qui a enchainé, en septembre, un treizième mois consécutif de hausse, atteignant ainsi une performance de + 16,9% en un an. Ce dernier est composé des plus grands crus de la rive droite (Saint-Emilion et Pomerol), là où les volumes de production sont largement inférieurs à ceux du Médoc.

De même, les grands gagnants du nouveau classement de Saint-Emilion, révélé en septembre 2012,  ont bénéficié d’une forte appréciation de leurs cours. Les prix d’Angélus et de Pavie,  dotés du statut de grand cru classé A, ont augmenté de 25% à 50%. Et il est raisonnable d’envisager que ce mouvement, du moins pour Angélus, continue progressivement jusqu’aux niveaux de valorisation de Cheval Blanc (+20% à +30%).

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