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Les indices de référence sur le marché des grands crus sont restés particulièrement stables au mois d’août : Le Liv-ex Investables gagne 0,1%, le Liv-ex Fine Wines 50 n’évolue pas (0,0%), et le Liv-ex Fine Wines 100 recule très légèrement de 0,1%. Ces évolutions  de cours nous semblent nettement plus cohérentes que celles du mois de juillet et correspondent bien à un marché dans lequel les volumes de transactions sont particulièrement faibles.

Cette relative pause des échanges nous permet de faire un point sur les vendanges 2013. Après une année 2012 aux rendements historiquement faibles, le millésime 2013 ne permettra vraisemblablement pas aux vignerons de se rattraper. La météo froide et pluvieuse du printemps et les forts orages, notamment de grêle, de l’été impactent largement les prévisions. L’Agreste (Ministère de l’Agriculture) anticipe une production globale de l’ordre de 44,5 millions d’hectolitres, soit 2% de moins que la moyenne des 5 dernières années.

Mais au-delà de ces chiffres globaux, la situation spécifique des deux régions qui nous intéressent le plus en tant que principales productrices de grands crus, est bien plus marquée. L’écart entre la production annuelle et la moyenne de celles des cinq dernières années atteint 5% en Bourgogne et 20% à Bordeaux. Ces faibles volumes ne sont pas synonymes de mauvaise qualité, bien au contraire. Nombreux sont les vignerons à faire preuve d’optimisme quant aux mérites gustatifs de ce millésime, mais les mêmes font part de leurs inquiétudes du point de vue financier car ils sont bien conscients que les marchés n’accepteront pas des hausses de prix suffisantes pour couvrir la baisse des quantités.

En termes stricts de perspectives d’investissement, nous pouvons d’ores et déjà acter que la relative faiblesse de la production en 2013 facilitera l’écoulement de stocks parfois encore lourds chez les marchands et négociants. La qualité intrinsèque du millésime sera également une donnée essentielle à prendre en compte, mais sur ce point quelques mois de patience sont encore nécessaires. Cette raréfaction de l’offre combinée à une bonne tenue gustative des crus apporte des éléments positifs susceptibles de détendre, du moins en partie, un marché particulièrement inquiet.

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