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Le marché du vin en chine se normalise

Il y a quelques années encore, sur le marché du vin en Chine, tout le monde en voulait, tout le monde en achetait. Chacun s’improvisait négociant ou distributeur en grands vins en l’espace de quelques heures, et plus spécifiquement à Hong Kong.

En Chine, chacun s’improvisait négociant en grands vins

Le marché était devenu fou de l’or rouge, et les prix flambaient. On achetait (presque) n’importe quoi à des prix mirobolants, sous prétexte que les cours augmentaient. C’était sans compter sur l’éclatement d’une bulle spéculative du marché chinois des grands crus qui a aussitôt calmé les ardeurs des plus téméraires. Depuis, les cours sont redescendus à des niveaux bien inférieurs, presque trop bas dans certains cas, laissant place à de nouvelles opportunités intéressantes. Entre temps, le marché chinois s’est réorganisé, s’est calmé et s’est donc normalisé.

Le marché du vin chinois avance vers la qualité

Des professionnels ont repris la main sur les échanges. Les consommateurs préfèrent désormais boire des grands crus au verre plutôt que d’en acheter des caisses. La Chine est le premier marché au monde pour le vin rouge, mais le vin blanc, notamment bourguignon, a pris du galon. Les gouts asiatiques se sont affinés.
Aujourd’hui, les visites en France de châteaux et de domaines sont majoritairement au programme des touristes, désireux d’en savoir plus sur le marché du vin. D’ailleurs, on voit surtout des Chinois assister à ce genre de « tours ». Cela donne une preuve supplémentaire que le marché du vin en Chine avance à grands pas vers l’excellence.

Une bonne nouvelle pour les vignerons français qui font un travail méticuleux et qui voient d’un bon œil leurs petites productions finir entre les mains de vrais amateurs, plutôt que de fous du « Ganbei » (« cul sec » en chinois).

Auteur : Mikael Pierron

 

Image © xixinxing – fotolia.com

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