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Le réchauffement climatique et ses effets sur le marché du vin.

Le marché du vin est en connexion directe avec la nature et le climat. Le réchauffement climatique a donc un impact sur le vin que nous buvons, et sur l’économie qui l’entoure.

Des évolutions positives pour certains vins comme en Champagne

En l’espace de vingt ans, beaucoup de dérèglements météorologiques se sont produits et ont donné lieu à des épiphénomènes intéressants, notamment au niveau des vendanges.
Cette année, à Bordeaux les vendanges ont commencé dès le 1er septembre. En Champagne, il n’y a pas eu de fortes gelées depuis les années 1990, si bien que les récoltes sont de plus en plus abondantes et les millésimes encore meilleurs qu’ils ne l’étaient avant. Une conséquence directement liée au réchauffement de la planète et qui, pour une fois, a des effets bénéfiques pour le marché de certains vins.
En l’espace de dix ans, les vendanges dans la région champenoise se sont d’ailleurs quelque peu espacées dans le temps. En 2003, année de forte sécheresse et de canicule, les vendanges ont eu lieu en août alors que dix ans plus tard, en 2013, les vendanges ont eu lieu en octobre. Cela ne veut pas dire que l’on vendangera en novembre dans quelques années, car des situations particulières peuvent émerger d’une année à l’autre, mais cela prouve bien qu’un dérèglement climatique influe sur les récoltes et donc sur la qualité du vin.

La modélisation du marché des futurs millésimes

Certains commencent d’ailleurs à s’intéresser de plus près à l’étude climatique pour valoriser la valeur future de certains millésimes pas encore sortis de terre, et nul doute que de plus en plus de sociétés vont étudier les possibilités d’intégrer de la donnée mathématique dans l’évaluation, et peut-être la valorisation, des bouteilles à l’avenir.

Auteur : Mikael Pierron

 

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