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Investissement en vin au mois d'avril 2014

Pour le marché de l’investissement en vin, les mois se suivent et se ressemblent dramatiquement. Une nouvelle fois, les indices du marché affichent de fortes baisses : le Liv-ex 50 qui a corrigé le plus depuis le début de l’année, s’en sort le mieux (-0,66%) ; les autres, Liv-ex 100, Liv-ex Investables et le nouveau Liv-ex 1000 chutent de près de 1%. Depuis le début de l’année, le recul de l’ensemble de ces indices s’établit aux environs de 4%.

La campagne de primeur n’a pas su dynamiser l’investissement en vin

La principale explication à la morosité ambiante du marché de l’investissement en vin tient à une troisième campagne de primeur consécutive ratée. Cette dernière se devait d’être rapide, or de nombreux châteaux (dont quelques acteurs majeurs comme Ducru Beaucaillou) n’ont que très tardivement communiqué leur prix. Comme beaucoup, nous attendions des tarifs particulièrement attractifs qui auraient su séduire les investisseurs, or si ces derniers ont effectivement baissé de 6 à 10%, ils demeurent pour la plupart supérieurs de 20 à 30% à ceux de 2008.

L’impact des primeurs sur le marché du vin est à ce point problématique que nombre d’acteurs posent désormais ouvertement la question de la pérennité de ce système dans lequel seuls les châteaux semblent désormais trouver un intérêt. Négociants, détaillants et consommateurs s’en détournent. Les chiffres sont accablants : au cours d’un échange discret, un important négociant bordelais nous indiquait que le principal importateur britannique avait commandé 110M€ de 2010, 85 M€ de 2011, 64 M€ de 2012 et à peine 500K€, pour l’instant, de 2013.

Un marché de l’investissement vin en perte de vitesse

C’est l’investissement dans tous les grands vins qui est affecté par cette problématique bordelaise. Le marché est ralenti dans son intégralité du fait du poids prééminent des grands crus bordelais sur ce segment haut de gamme. En témoigne la baisse de 0,98% du Liv-ex 1000, nouvel indice reflétant le mieux la diversité croissante de la demande.

Dans un tel contexte, nous ne pouvons que rappeler nos solides convictions quant à la pertinence de nos actifs. Même s’ils subissent les turbulences actuelles, ces vins d’investissement résistent mieux que l’ensemble et conservent, grâce à leur rareté et leur prestige, tout leur potentiel de rentabilité à moyen terme.

Auteur : Aurélien Grevet

© Lenslife – Fotolia.com

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