Print Friendly, PDF & Email

2013 : une année en baisse pour la production de vin de BordeauxLa baisse de production de vin bordelaise, à l’instar de la faible production de vins de Bourgogne, pousse les prix vers le haut. Les premiers effets se font déjà ressentir alors que les estimations tablent sur environ 4 millions d’hectolitres produits. C’est l’un des plus bas niveaux de production depuis 20 ans, bien en dessous de la moyenne annuelle de 1990 à nos jours. Il faut remonter à 1991 pour voir un niveau de production de vin aussi faible – 2,6 millions d’hectolitres à l’époque.

La production de vin saura-t-elle répondre à la demande?

Anticipant cette baisse de production de vin, les négociants et marchands avaient préparé des réserves, comme l’a annoncé le président du syndicat des courtiers, Xavier Cournau. De leur coté, les châteaux et domaines appliquent les mêmes règles en gardant un résiduel de leur production pour faire face aux demandes futures. Une année très difficile en somme alors que le millésime 2012 n’avait pas non plus été très reluisant.

Un ajustement des prix du vin

Alors que la production n’est pas au rendez-vous, les acteurs du marché du vin vont devoir, une fois de plus, faire face à une demande qui ne cesse d’augmenter. Un problème de riche ? Pas vraiment, car beaucoup de clients ne paieront pas forcément 25% de plus pour une même bouteille. Certains châteaux vont donc perdre des clients, ce qui, à terme, deviendra problématique pour certains. Le tonneau a d’ailleurs déjà pris de la valeur, passant de 950 euros à 1200 euros.

Malgré la baisse de production, les grands châteaux à la renommée internationale sortiront toujours leur épingle du jeu : les prix tendront à augmenter car la demande sera toujours présente, face à une offre en baisse.

Auteur : Mikael Pierron

© Grafvision – Fotolia.com

Actualités récentes