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Un domaine de Saint-Emilion acheté par un investisseur chinois

An Enda, riche propriétaire chinois, a acquis une partie majoritaire d’un vignoble de Saint-Emilion : le Château Trianon. Actuellement à la tête du Château Kinschab et de Jin Sha Winery, cet investisseur chinois a désormais un pied bien ancré à Bordeaux. Comme depuis plusieurs années, les régions vinicoles françaises sont des terres fertiles pour les hommes d’affaires orientaux, permettant ainsi au marché du vin de garder la tête en dehors de l’eau.

Le vignoble de Saint-Emilion change de mains

L’ancien propriétaire du château de Saint-Emilion, Dominique Hebrard, a gardé quelques parts, minoritaires, dans le domaine alors que ses deux acolytes, Alain Laguillaumie et Jacques Berrebi, ont eux vendu leurs actions.

Monsieur Hebrard restera ainsi dans l’organigramme du domaine, assurant une transition saine et pérenne. Il n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà revendu le château Bellefont-Belcier en novembre 2012 à une autre société chinoise, Juxin Wine & Spirits, et qu’il est depuis quelques temps consultant pour An Enda en Chine. Par ailleurs, c’est un autre français, Marc Castagnet, qui a acquis des parts minoritaires dans le château pour y développer un hôtel de luxe dont la conception sera faite par un architecte de renom : Yves Collet.

Un investissement utile pour les vignobles bordelais

Une telle opération d’investissement dans un domaine de Saint-Emilion prouve que l’intérêt chinois continue de accroître pour la région bordelaise. Cela même alors que les dernières statistiques démontraient un intérêt décroissant des chinois pour les grands vins au vu de la consommation de vin en baisse en 2013 dans l’Empire du Milieu.

La nouvelle équipe du domaine va ainsi s’atteler à sa nouvelle tache : faire du Château Trianon un Grand Cru Classé de Saint-Emilion à partir de l’an prochain.

Auteur : Mikael Pierron

Crédit photo © FreeProd – Fotolia.com

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