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Une évolution nécessaire pour les campagnes de vente de vin en primeur

Depuis dix ans, les Premiers Grands Crus Classés s’échangent en primeur à leur plus bas niveau. Un problème quand on sait que ces vins sont les baromètres de l’investissement dans le vin. Haut Brion et Margaux sont aux niveaux d’il y a 5 ans…

Les ventes de grands vins en primeur marquent la tendance

Tout cela n’augure rien de bon pour les plus petits châteaux qui suivent la tendance pour leur ventes de vin en primeur. Il y a environ 7000 propriétés vinicoles à Bordeaux et environ 5% d’entre elles utilisent le système de vente en avance, ce qui est une réelle manne financière.

Des chiffres de vente en primeur qui évoluent en fonction de la qualité des millésimes et de l’attrait des investisseurs pour ce type de procédé. Mais si rien ne bouge dans les plus hautes sphères, ce sont tous les châteaux bordelais, et les plus petits en premiers, qui vont pâtir de la situation.

Encore de bonnes affaires lors des ventes de vin en primeur ?

Mais comme une éclaircie dans le brouillard, il faut noter que la chute globale des prix sur le marché des grands vins depuis quelques années permet de faire de bonnes affaires. Il est certainement le bon moment pour investir, à condition que la campagne de primeur 2014 soit à la hauteur et conforte les collectionneurs et investisseurs dans l’attrait du marché. La balle est désormais dans le camp des châteaux qui prennent un vrai risque de ne pas écouter les acteurs autant qu’ils le devraient.

Sans cela, l’intérêt des acheteurs pour les ventes de vin en primeur devrait s’amenuiser, pour ne pas dire disparaître, et ce serait la fin des campagnes de primeur. La clé serait de proposer des prix en primeur qui seraient inférieurs aux prix de bouteilles de millésimes équivalent.

A bon entendeur…

Auteur : Mikael Pierron

© Helmut Seisenberger – Fotolia

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