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Robert Parker fait monter la pression sur le millésime 2005

Le gourou du marché, Robert Parker, doit annoncer ses changements de notes au cours de sa rétrospective sur le millésime 2005, considéré pour le moment comme la cuvée du millénaire. Cette fin du mois de juin est cochée sur les agendas des professionnels du vin comme une période de mouvements potentiels sur certaines références bordelaises.

 Une amélioration de la note Parker, c’est +25% sur le prix de Mouton Rothschild

Le premier à en faire les frais, ou plutôt à en tirer un bénéfice, c’est Château Palmer qui voit de plus en plus d’acteurs s’échanger des références de 2005 à des prix plus élevés. Jusque là, c’est surtout Mouton Rothschild qui avait connu une forte hausse lorsque Robert Parker avait élevé la note du millésime 2005 à 99+/100. La cote du vin a depuis connu une croissance de 25% en moins de 6 mois, pour atteindre environ 5500 euros la caisse.

Une anticipation du marché donne +30% sur Château Palmer

Château Palmer a ainsi connu les mêmes effets en 2008 quand Parker avait augmenté la note de 94-96/100 à 97/100 avant de connaître un retour à des prix proches de ceux de la sortie en primeur. La cote avait alors atteint la somme de 3700 euros par caisse. En décembre 2014, ces mêmes caisses s’échangeaient alors aux environs de 2300 euros avant que les marchés n’anticipent une hausse de la cote par Robert Parker et tirent les prix 30% plus hauts, proches des 3000 euros par caisse.

Il faut dire que le millésime surfe sur les succès de ses grands frères 1961, 1966, 1970, 1989, 2000 ou 2009 dont la qualité semble proche. De quoi faire trembler les investisseurs en grands crus désireux de réaliser de bonnes affaires.

La diversification de sa cave Grands Crus est une réponse efficace à ces emballements du marché.

Auteur : Mikael Pierron

 

Image : © Maxim_Kazmin – fotolia.com

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