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Les grands vins de Bourgogne ont-ils atteint un pic ?

Chaque mois, de nouvelles ventes aux enchères et transactions annoncent des prix en hausse, voire des prix records, sur des lots de grands vins de Bourgogne comme le Domaine de la Romanée Conti (DRC), Henri Jayer, et autres Armand Rousseau… mais à force de grimper, ces prix vont-ils chuter ?

 Un effet spéculatif sur les grands Bourgognes

La question mérite d’être posée et les avis divergent. Ce qui est certain, c’est que la forte croissance des dernières années sur ce type de bouteilles ne va pas se reproduire, en tout cas pas dans les mêmes proportions.

L’exemple de DRC est flagrant : la différence entre les prix de sortie du domaine et les tarifs sur le marché secondaire n’a jamais été aussi importante, preuve en est qu’il y a un effet spéculatif sur ces vins. Toutefois, il faut relativiser ces propos car l’extrême rareté de ces bouteilles (il s’en produit 100 fois moins qu’à Bordeaux) en fait un produit d’ultra luxe, que les collectionneurs, investisseurs et consommateurs recherchent. C’est la loi de l’offre et de la demande. Et la demande excédera toujours l’offre.

La rareté de vins comme le Domaine de la Romanée Conti

De plus, le domaine n’a jamais eu une politique de prix extravagante, pratiquant des tarifs « abordables » pour les chanceux allocataires, triés sur le volet, auxquels il est demandé de boire les bouteilles et non d’en tirer profit.

Mais les prix des grands vins de Bourgogne sont devenus tels, sur le marché secondaire, que peu d’offres (souvent extravagantes) trouvent preneurs. On estime d’ailleurs cela à moins de 20%. Quand Bordeaux a un ratio proche de 90%.

De quoi faire réfléchir quant à la part de grands vins de Bourgogne à détenir dans sa cave patrimoniale

Auteur : Mikael Pierron

 

Image © Neyro – fotolia.com

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