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L'effet bénéfique du ralentissement chinois sur le marché du vin

Depuis aout 2009 et la crise sans précédent dans le monde, les marchés jouent au yoyo avec les nerfs des investisseurs, et depuis six ans maintenant rien n’indique que nous sommes bel et bien sortis de ces temps moroses.

 Le marché chinois change de modèle

Preuve en est, les bourses qui terminent en nette baisse comme à Shangai ou Shenzen début août. Tout cela reflète l’économie chinoise, qui est en recul depuis plusieurs années. Le PIB ne connaît plus des taux de croissance à deux chiffres chaque année, et au premier semestre 2015 il était en hausse de 7,5% officiellement, alors que les analystes ont des estimations plus basses, proches de 5%.

Alors que le modèle reposait encore il y a peu sur les exportations et l’investissement, il semble que l’Empire du Milieu devienne petit à petit un pays consumériste. La hausse du salaire moyen fait émerger une classe moyenne de plus en plus demandeuse de produits, si bien que certains secteurs voient d’un mauvais œil ces changements structurels. D’autres pensent pouvoir en tirer partie, et le marché du vin devrait en bénéficier.

La consommation en Chine devrait doper le marché des grands vins français

La consommation des ménages devrait balancer la baisse de la croissance, et quand on sait l’appétence des chinois pour les biens de luxe « made in France », on peut être confiant quant à l’intérêt de cette classe moyenne grandissante pour des bouteilles de vin bordelaises ou bourguignonnes, signes de culture et de richesse.

D’autant plus qu’avec ces ralentissements, les fortunes chinoises cherchent encore plus à diversifier leurs investissements à l’étranger, et notamment en France

Auteur : Mikael Pierron

 

Image © flu4022 – fotolia.com

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